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Le francais au lycée
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Bienvenue à tous ceux qui aiment la littérature et à ceux qui l'aiment moins!

Une nouvelle année scolaire commence, pleine d'espoirs.

Sachez que le travail est toujours récompensé et que les difficultés peuvent être surmontées avec de la volonté.

Alors, bon courage à tous et bonne année scolaire.

E.B.S.

 
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secondetitre copie.jpgActualité des secondes


Les secondes 9 sont inscrits à un concours de lecture "Jeunes lecteurs critiques". Ils doivent lire quatre livres d'auteurs régionaux. Ils sont ensuite amenés à rédiger un texte critique sur un ou plusieurs livres de leur choix (sous forme d'une lettre à l'auteur ou d'un article pour la presse...) pour exprimer et motiver par écrit pourquoi ils ont aimé ou pas aimé tel ou tel livre. Le concours sera clos le 12 mars 2010. Un jury composé d'écrivains et de critiques littéraires professionnels sélectionnera les vingt meilleurs textes.

 

Actualité des premières

Une douzaine d'élèves de première L2 et la classe de première ES2 participent au concours Renaudot des Lycéens.

 

Coups de coeur, coups de gueule:

 

« SVP ». Trois lettres : devant lui, la pancarte est petite. Il regarde les converses et les bottes se disputer le trottoir. Son regard dit le doute et le vide, ses lèvres fixent le sol.

J’ai envie de lui demander où il dormira ce soir. Ce qu’il mangera. Mais j’ose pas, j’ai peur. Peur qu’il me réponde l’évidence : il ne sait pas, son quotidien est suspendu au geste d’un passant ouvrant son portefeuille. Sa vie dépend de trois malheureuses lettres au marqueur noir.

En fait, il ne dirait sans doute rien du tout. Je suis une de celles qui ne savent pas, qui n’ont jamais posé les fesses sur les pavés bubble-gumés et tendu la main, qui n’ont aucune idée de combien c’est dur de rester assises, là, comme ça. Alors comment je pourrais comprendre ?

Une petite fille tire sur le bras de sa mère.

« Maman, pourquoi il est assis par terre le monsieur ?

- Parce qu’il n’a pas assez travaillé à l’école ma puce. »

Elle lui a répondu ça, la dame aux sacs Printemps. La quarantaine, sans même l’excuse minable de s’être aigrie avec le temps. Elle lui a dit ça. Au XXIe siècle.

Je l’aurais bien étouffée avec ses achats. J’aurais bien rattrapé sa gamine pour lui expliquer. Lui dire combien c’est difficile de trouver du travail dans notre société actuelle, qu’on ait en poche un CAP ou un Bac +7. Lui raconter les licenciements, les usines qui ferment, le chômage. Elle m’aurait regardé et elle aurait pleuré. Parce que c’est pas comme ça le monde dans les histoires que lui raconte sa maman chaque soir. Elle aurait pleuré et je m’en serais voulu d’avoir cassé ses rêves de princesse et de châteaux au loyer inexistant. C’est pas sa faute à elle, cette petite fille de 6-7 ans si le monsieur du trottoir il ne rêve plus lui. C’est pas sa faute à elle si sa mère fait partie de ces gens qui achètent un antirides à vingt euros et ne donnent même pas dix centimes à ceux qui méritent largement plus cet argent qu’elle. Alors j’ai rien dit. À cause de tout ça. Et puis pas assez de cran aussi.

Je me suis approchée du SDF et de sa casquette posée devant lui. Là, j’ai compris combien valait la générosité de tous ces passants pressés. 20 centimes.

20 centimes et des regards de pitié, des moues dédaigneuses, des réflexions acerbes, et des « Tsss, Tsss » indignés. 20 centimes de la part de ces gens qui ce soir se coucheront tranquillement sous leur couette douillette, bien au chaud. 20 centimes de la part de ces gens qui apprennent à leurs enfants à ignorer ces « incapables » qui dormiront dans un duvet sale cette nuit.

20 centimes pour faire d’un être humain un élément du décor.

Manon A.

 

 

 
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